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Conversations impudiques
par Madeleine Chapsal
avec Edouard Servan-Schreiber *
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![]() Fayard (Pauvert) 15,00 € TTC |
Tout commença sur la route. Il est jeune, je l'ai vu naître, il a grandi et il me demande soudain ce que je pense du plaisir. - Quel plaisir ? - Eh bien, le plaisir des sens ! Figure-toi que j'ai appris à développer le mien et cela me permet de vivre plusieurs orgasmes à la suite sans m'épuiser - comme il vous arrive, non ? - Voilà qui m'intrigue... Et qu'as-tu appris sur les femmes ? - J'ai appris comment vous pouviez multiplier votre plaisir... Tu ne seras pas choquée si j'entre dans les détails ? Je tourne la tête pour considérer son profil fin, élégant, tandis que ses yeux restent fixés sur la route. Jusque là, je croyais savoir où nous allions, mais je me trompais peut-être... |
| (*) Rédacteur-en-chef de newsfutures de janvier 2001 à janvier 2002. | |
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Ce n'est pas le livre que vous croyez. La couverture ne le dit pas. La signature de Madeleine Chapsal annonce une histoire d'amour, mais pas celle à quoi on s'attend.
La compagnie d'Edouard Servan-Schreiber laisse présager quelque défi, mais ces deux-là ne parlent pas d'économie. L'impudicité annoncée dans ces conversations ne ressemblent ni a celles de " baise-moi " ni à d'autres, récentes ou plus anciennes . Alors quoi ? Madeleine Chapsal uvre ici en journaliste, à la recherche d'une génération de jeunes gens prise entre la pilule et le sida, que les incertitudes professionnelles transforment en solitaires vagabonds qui se marient tard. Ils savent tout sur presque tout, ils ont presque toutes les libertés, mais leur corps reste pour eux une île interdite, inconnue, à quoi aucun rite d'initiation ne donne accès. Elle rapporte ici la confession d'une jeune homme parti à la recherche d'une nouvelle définition de l'homme devant la femme, du sexe dans l'amour, et de la preuve d'amour. Et là, le récit devient un véritable cours d'éducation sexuelle, car si les auteurs ont pris le risque de dire pudiquement des choses impudiques, ce n'est ni pour choquer, ni pour plaire, mais pour être utile aux autres. |
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